Une aventure sur l'UTB 2016

2 messages

#1 1 (2 août 2016 13:44)
Jérôme LALLIAS (Athlète,  BR38)

Allé le petit récit de mes aventures (parce qu'il s'agissait bien d'aventure)

Sur la ligne de départ, Marc et moi, ensemble à ce moment-là, avions perdu François : « bah il doit être devant avec le peloton de tête prêt à en découdre ». Puis le départ est lancé à 4H00. Après un "tour pour rien" autour du plan d'eau de Queige, je perds aussi Marc qui s’éloigne doucement. Finalement je ne les reverrai plus ni l’un ni l’autre. Ils auront chacun fait une très belle course. Pour moi, il y a eu deux courses en une.

La première course : Après un ou deux km sur le plat, on attaque les hostilités sans préavis ; près de 2000 m de D+ jusqu'au premier ravitaillement. Je monte (trop) lentement sans possibilité de doubler, pris dans le peloton de queue qui piétine et s'arrête continuellement, ça bouchonne et ça n'avance pas. Je voulais monter tranquillement mais pas à ce point. Arrivé au ravito des Arolles à 3h53 de course et 360e au classement. D'ici, j'ai enfin pu recourir à mon rythme et reprendre doucement des places.

La météo est bonne, les paysages sont dégagés et magnifiques, du genre qui donne envie de courir. Malgré ça j'ai du mal à me mettre dans le rythme de la course. Passage de la passerelle de Saint Guerin, lac d'Amour, passage du col à Tutu (costaud), du refuge de Presset, franchissement de la brèche de Parosan et de ses énormes névés. Tout était grandiose, un parcours technique et exigeant à souhait qui n'avait rien à envier à nos montagnes locales.

Arrivé à la mi course au Plan de la Laie à 10h03 et 143e au classement. Quelques signes de fatigue m'inquiètent et me font craindre la suite du parcours. Je me réalimente correctement et je prends le temps de me reposer 10 à 15 mn au ravito.

La deuxième course : Montée au tunnel du Roc du Vent (106e) et arrivée dans un épais brouillard ; la météo est en train de tourner… Dans le tunnel, le plafond est bas. Malgré les nombreuses recommandations et les quelques bougies, on y voit rien du tout et … j'ai fini par me cogner le crâne sur un morceau de roche plus bas que les autres. Ma casquette et la tête ensanglantées, je me ferrai soigner à la sortie du tunnel puis me ferrai poser trois points de suture au centre de secours de la Gittaz.

Le brouillard est toujours épais et les coups de tonnerre résonnent, de plus en plus proches, voire trop proches. La foudre est tombée au tunnel du Roc du Vent heureusement sans victimes. L'organisation arrêta une première fois la course en nous imposant de jeter nos bâtons et de très vite s’éloigner des crêtes. Après 15 mn, l'orage se dissipe mais nous laissera peu de répit. Un second orage arrive alors que nous sommes extrêmement exposés quelques kilomètres plus loin sur la crête des Gîttes à 2500 m d'altitude. On presse le pas pour rejoindre le refuge du Bonhomme où nous y resterons à l'abri. L'organisation arrêtera une seconde fois la course pendant près d'1h30.

Des groupes de plusieurs dizaines de personnes qui ont pris l’orage sur les crêtes arrivent transits de froid en hypothermie au refuge où on essaie de les réchauffer (là on reconnait le matériel obligatoire comme indispensable). Certains n’ont pas grand-chose comme matériel. Une couverture de survie, une bougie et un thé chaud et tous ont pu récupérer.

Après accord de l’organisation nous sommes redescendus « en groupe et tranquillement » au prochain ravito de la Gittaz. De là certains sont repartis, une grosse partie a abandonné. Je me fait poser mes points du suture et je repars bien reposé malgré moi à la 297e place ! L’arrêt de course au refuge m’aura tout de même coûté 191 places ! Un court-circuit avait été mis en place entre temps sans passer par les crêtes exposées à l’orage.

Tout s’est ensuite enchainé très vite. Rapide montée au col de la Gittaz, superbe couché de soleil sur les sommets encore embrumés et enneigés. La nuit tombe. Je penser à mes deux compères probablement arrivés à l’heure qu’il est. Moi il me reste près de 45 km !! La course dans la nuit s’est très bien passée et en plus je suis en forme. Je double beaucoup de monde et remonte à la 174e place au col Joly puis 114e place aux Saisies. La dernière descente de 15 km à Queige a été très, très longue. Les crampes sur lesquelles j’avais forcé depuis la Gittaz me font un mal de chien. Je suis finalement arrivé 84e à Queige sur 190 arrivants, satisfait d’avoir déjà terminé. Aujourd’hui j’ai un p’tit arrière-goût de revanche pour l’année prochaine peut-être.

 

Que celà vous donne de l'envie et de la force pour vos prochaines courses

 

Jérôme

#2 22 août 2016 21:30 (22 août 2016 21:30)
Escoffier Sandrine (Athlète,  BR38)

Merci à toi Jérôme de nous faire partager cette belle aventure, même si il y a des fois où la nature est contre nous ... pas de chance.

A très bientôt sur les sentiers !

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